jeudi, janvier 19, 2012

Apple iBooks Author, iTunes U App

Time codes des passages significatifs de la Keynote Apple Education Event iBooks Author et iTunes App.



10:20 - iBooks2
11:17 - Démonstration: livre de biologie
12:40 - Animations
17:48 - QCMs dans l'ouvrage
19:44 - Conception automatique des fiches de notes
24:00 - Démonstration de iBooks Author (impressionnant!)
27:34 - Intégration de document Keynote
28:38 - Intégration de code widget, HTML5, Java
49:43 - iTunes U App - Gestion intégrée iTunes U/iBooks 2
55:30 - Liste des universités et écoles utilisant iTunes U

Une petite révolution du manuel scolaire et du livre...

mardi, janvier 17, 2012

Papertoys, réseau réel virtuel - Les Cahiers Intempestifs

Depuis le début des années 2000 le Japon a compris que l'un des enjeux majeurs du numérique allait être de relier le monde réel au monde virtuel. Regarder un produit et en connaitre immédiatement les composants; admirer une montagne et voir apparaitre en superposition une estampe qu'en a fait un artiste renommé, etc.
Pour ce faire, le code à barres 2D ou code QR imprimé sur une affiche, catalogue ou un emballage, ou sculpté dans le sol, permet par le truchement d'une simple caméra de faire apparaitre sur l'écran d'un ordinateur ou d'un mobile des compléments d'information.
Depuis quelques mois, au lieu de signes ou de puces intégrées aux objets, Google et certains robots intègrent comme critère de recherche l'image, laquelle, analysée et rapprochée de gigantesques bases de formes, donne accès à des informations complémentaires. Mais la difficulté vient des ressemblances, des erreurs d'interprétation. Un Soulage est plus difficile à identifier qu'un Rembrandt. Les sciences cognitives viennent à la rescousse, mais ne peuvent pas tout.
Aujourd'hui, par le biais de l'art, monde sans compromis, l'éditeur Les Cahiers Intempestifs joue avec ces concepts pour aller encore plus loin et associer des créations bien réelles et leur mise en réseau et animation par le truchement des techniques numériques. Ni code QR, ni signe particulier, ni œuvres ou produits hautement indexés. Un Papertoy est montré à une caméra, et des humeurs sont plaquées sur son visage (aléatoirement aujourd'hui, en suivant les émotions et l'intelligence ambiante demain).
L'objectif? Sans signe apparent, enrichir le monde réel des formidables possibilités et compléments du virtuel, et aussi l'inverse, pourquoi pas?
Consultation et trophée papertoy, c'est ici...

mardi, janvier 03, 2012

Tablette Sony S ou iPad d'Apple, et pourquoi pas les deux?

Dans la masse des concurrents de l'iPad, le modèle S de Sony provoque chez bon nombre d'entre nous l'effet Vaio. La magie opère, comme en 1998, quand l'ultra mobile nous attirait par son design (Sony avait conçu le vrai premier portable d'Apple, le Powerbook 100) et ses applications uniques. Un navigateur cross média, à la time capsule, permettait de voyager dans les contenus comme dans l'espace, ou encore le lecteur de Memory Stick intégré qui rendait transparent le passage d'une caméra à l'ordinateur, ou au mobile (au Japon); là où sur les autres systèmes, il fallait jongler ou ajouter des périphériques.
Aujourd'hui, ce sont certaines des promesses de 2003, lorsque fut démontré le premier prototype tablette de Sony, qui se concrétisent. Le modèle S intègre 17 applications maison, des fonctions de transfert direct wireless de photos et de vidéos vers une TV HD, l'échange de documents de machine à machine, la voix comme interface de recherche, accessible en permanence, des équipements spéciaux comme l'infra rouge pour piloter tout dans la maison, ou encore un lecteur de carte SD et un port USB. En mode veille, le voyant d'alimentation informe (batterie faible, messages et alertes push,...).
La tablette Sony apparait immédiatement comme un environnement de loisir culturel, d'accès aux flux réseau et de navigation Internet (dont les services Google) sans équivalent. Des talents nouveaux viennent modifier jusqu'au système d'exploitation Androïd open source, pour ajouter des fonctions essentielles.
Nous avons tous des centaines de livres, autrefois des encyclopédies, des classeurs juridiques, ou des dictionnaires, selon leur commodité immédiate, la richesse de leurs contenus, et leurs modalités d'accès à l'information; de multiples instruments de musique; jusqu'à des outils de jardin qui ont des fonctions bien spécifiques. Pourquoi n'aurions-nous pas plusieurs tablettes, dont certaines à base d'encre électronique, correspondant à des usages et des contextes différents?

Tablette Dash de Sony, quand on parle d'Apple...

dimanche, octobre 09, 2011

Steve Jobs, le passeur de génie

Que dire sur celui qui nous a tant appris?
Steve Jobs aimait partager.
Je me souviens d'un cours particulier, croquis à l'appui, sur la révolution de l'ordinateur personnel et sa comparaison avec la dissémination des moteurs dans les usines, plutôt qu'un seul, central, prolongé par des poulies; d'un prototype de Macintosh dans l'écran duquel Alice sautait de case en case sur un échiquier en 3D, au milieu d'un bâtiment sur lequel flottait un drapeau de pirate, et Steve Jobs, à notre émerveillement, jubilait; de la signature de chacun de ses ingénieurs qu'il avait tenu à faire graver au cœur de la machine; de la sienne avec la mention manuscrite "go for it, Bruno" sur le poster de WriteNow, son traitement de texte fétiche, dont nous faisions la promotion en France; d'un bien triste après-midi, sur une péniche des bords de Seine, avec l'un des concepteurs de Macintosh qui y était venu s'isoler après que Steve Jobs eut dû partir d'Apple, et qui ne pouvait retenir ses larmes en expliquant qu'il se sentait, avec les autres créateurs de la plate-forme, comme un orphelin; de ses dernières keynotes, enfin, que nous étions des dizaines de millions à suivre sur la planète entière, et de son bonheur d'être là, de nous étonner encore et encore, soucieux jusqu'au bout de s'assurer que les soit-disant détails soient compris.
Que dire sur celui qui nous a tant appris?
Il y avait dans ses produits tellement de lui-même et de ceux qu'il entrainait dans l'aventure, que nous devenions plus créatifs, plus intelligents, plus savants. Nous avions cette reconnaissance mêlée d'admiration pour ces humanistes, et pour le premier d'entre eux, Steve Jobs, passeur de génie.

jeudi, août 25, 2011

Steve Jobs, Apple, Sony, Google - Le Buddha est dans l'architecture et dans les soit-disant petits détails

La distance de Steve Jobs s'était déjà fait sentir, si l'on en juge par les petits détails que les connaisseurs ont pu constater ces dernières semaines: iPhone 4 blanc que l'on a eu envie de rendre le premier jour (certains passionnés sont revenus au 3); AirDrop qui ne fonctionne pas sur l'un de nos deux MacBook Air sous OS Lion (des heures à comprendre ce qui se passait); l'un des deux gelant aléatoirement au démarrage (ce qui rappelle les insupportables "bombes" passées); l'attraction, telle celle pour le Vaio à laquelle les puristes n'avaient pas résisté, qui nous fait regarder aussi du coté des tablettes annoncées par Sony sur lesquelles tourne Android de Google. Le rapprochement est troublant avec la première grande période d'absence de Steve Jobs (1985-1996), qui avait incité plus d'un fanatique de la marque à la quitter pour d'élégants portables sous Windows.
Apple n'est plus seulement le concepteur de logiciels et de matériels d'antan, mais avec iTunes le plus grand magasin de musique, de livres, de cours, et de films de la planète, avec iPhone le premier fabricant de smartphones, avec iPad l'inventeur du post computer. Malgré tout, son succès tient toujours à une subtile alchimie, selon la formule de Jean-Louis Gassée: "le Buddha est dans l'architecture et dans les soit-disant petits détails". La seule question est désormais de savoir si sa seule position au board va permettre à Steve Jobs de l'assurer.

ps) Cela va sans dire, nous partageons l'extrême déchirement de Steve Jobs d'avoir eu à démissionner du poste de CEO d'Apple et les souvenirs qui ne cessent de revenir à l'esprit de ceux d'entre nous qui ont participé à cette merveilleuse aventure.

jeudi, août 11, 2011

NTT Docomo, Japon, Asie - Assistants personnels, robotique de nouvelle génération

Le 22 septembre prochain après-midi, un séminaire unique est organisé à Paris pour partager la vision des groupes japonais sur les usages des assistants personnels communicants et de la robotique de nouvelle génération. NTT Docomo, les professeurs Minoru Asada et Philippe Bidaud, experts mondiaux de l'industrie et de la recherche de ces secteurs, nous feront part des opportunités et enjeux de ces marchés de demain. Le programme est consultable ici. Pas de frais de participation, mais l'inscription est obligatoire par ce formulaire en ligne.

vendredi, juin 24, 2011

Hellodemain par Orange, Papero de Nec et mur de télé présence...

Un robot Papero de NEC, plate-forme de choix pour expérimenter la robotique de nouvelle génération, telle que Tebaldo l'intègre dans ses projets d'intelligence ambiante, est présent à l'exposition Hellodemain organisée par Orange et captive les visiteurs. Orange Labs a développé un module spécifique supportant la voix française.
Autre innovation toujours spectaculaire, le mur de télé présence, avec cette invention du son spatialisé, qui permet de savoir quelle personne parle à qui à distance. Dans la vidéo ci-dessous, les groupes du plan éloigné sont à distance:



C'est ce week-end à la cité des sciences. Tous les détails ici...

mercredi, juin 01, 2011

Aldo Manuzio, Steve Jobs, et nouveaux entrants japonais - Les amoureux du livre...

Pour réussir l'alchimie de la tablette A5 (iPad) ou mobile (iPhone), Steve Jobs semble avoir suivi à 500 ans d'écart l'approche d'Aldo Manuzio, l'inventeur du livre moderne. Cela en est même troublant: mêmes recettes, sans compromis, avec la connaissance parfaite de jusqu'où la technique ne peut pas aller trop loin, pour créer un nouveau dispositif commode et combiner harmonieusement contenu, outil et usage; contexte analogue, de nombreux autres avaient essayé avant eux, sans succès; prédictions identiques de ceux qui prensaient que cela ne marcherait pas; mêmes suiveurs dès que la diffusion devint colossale.
Il n'y a pas de hasard. Aldo Manuzio (Tebaldo Manuccio en moderne, Alde Manuce sous sa forme française, Aldus Manutius en latin, à quoi il avait adjoint «Romanus», ou encore Aldo Pio Manuzio) est le héros de Steve Jobs, et de l'un de ses complices de l'univers du livre électronique et de Macintosh, précurseur au passage de l'encre électronique, Alan Kay. Sans eux trois, pas de typographies aussi belles sur écran que sur papier (quasiment les mêmes en 1984 qu'en 1501), pas de ces petits détails qui n'apparaissent même pas aux étrangers de la chose, comme avoir réussi à imposer à Samsung une alimentation 3 volts pour l'écran de l'iPad, harmonisant par là même les besoins en énergie de tous les composants, ou encore des couvertures liées aux fonctions de l'objet, tels les fers Alde ou une autre de ses innovations, l'intégration des nerfs de la tranche du livre pour le feuilleter plus facilement.
Lorsque les patrons de certains groupes japonais de l'édition de nouvelle génération passent à Paris, ces temps-ci, leur première visite est à la Librairie Nicaise, boulevard Saint-Germain, haut lieu du beau livre.
Il n'y a pas de hasard. Qu'il soit papier ou électronique, le livre a toujours été le fruit de ses amoureux. Il n'y a, à priori, aucune raison que cela change.

Aldo Manuzio, pour comprendre le futur du livre.

samedi, mai 28, 2011

Stefani Germanotta (Lady Gaga) - Un concentré de nouvelles technologies pour la communication

La diffusion de l'interview de Stefani Germanotta (Lady Gaga) lors de son dernier concert démontre un concentré de nouvelles technologies pour la communication: Twitter, très haut débit, vidéo et voix haute définition, apps iPhone et Android,etc. Tout cela permet à l'artiste de diffuser son message contre le harcèlement scolaire à des centaines de millions de fans et encore plus d'auditeurs/internautes, sur la planète entière, en temps réel, et le plus naturellement du monde: "si vous voyez un élève dans cette situation à l'école, allez vous asseoir avec lui à la cantine!", glisse-t-elle à l'oreille de chacun. Ici, par exemple.

mercredi, mai 25, 2011

Interfaces commodes pour l'homme, complexes pour la machine

Avec Goggles de Google, un pas est franchi vers une nouvelle interface utilisateur instinctive, basée sur la voix dans la langue de l'utilisateur, sur la reconnaissance des images et du texte ou des codes analysés qu'elles comportent. De nombreux modèles fondés sur la réalité vont être remis en cause, car tout a été jusqu'à présent prévu pour être vu ou entendu par l'homme. Bientôt tout devra se conformer à ce que peuvent en comprendre les machines, avec la nécessité d'intégrer les sciences cognitives pour s'y retrouver dans cette complexité qui s'annonce. A suivre...

jeudi, mai 19, 2011

NEC - Fruits et légumes ou code-barre? Reconnaissance de forme

Le mobile (la tablette communicante? la console de jeu et la TV HD connectées? l'Internet de poche?), par son architecture ouverte, l'intégration de processeurs de plus en plus rapides et de caméras haute définition, devient comme des yeux qui reconnaissent les formes, décryptent le texte et les codes qu'elles contiennent à la volée et même plus. La géolocalisation, les habitudes et l'historique de recherche de son possesseur permettent de croiser les informations pour associer le contexte et cibler encore d'avantage. Ainsi, NEC a mis au point un brevet pour analyser une simple photo de melons et assurer ainsi un bon niveau de traçabilité, par une technique croisant reconnaissance faciale et empreinte digitale.
Pour des produits comme les fruits et légumes, cela pourrait s'avérer plus efficace qu'une information sur l'emballage, qui lui est interchangeable.
Mais cette technique n'est pour l'instant pas assez fiable pour remplacer l'approche code-barre, puce RFID ou NFC (plus chères, moins répandues, et réservées à des transactions plus complexes). Par contre, combinée, elle sera redoutable, validant la correspondance contenu contenant, et apportant des informations complémentaires de dégradation du produit, d'exposition à de mauvaises conditions, à des pollutions, etc.
Ainsi, le mobile devient un lecteur décodeur personnel fabuleux. Le consommateur peut avoir à tout moment les informations essentielles, et aussi les recommandations d'usage, bien-être et santé, les avertissements du fournisseur. A l'instar des chambres d'hôtel que l'on ne réserve plus sans les avoir visitées à distance, nul doute qu'il va bientôt en être de même pour les produits de grande consommation. Sans traçabilité, sans avis, sans références, le doute s'installera, immanquablement.

Ps) Tebaldo a ouvert un blog dédié aux nouvelles technologies de la traçabilité. C'est ici...

mercredi, mai 11, 2011

Avec Skype, Microsoft intègre un curieux modèle économique...

Beaucoup d'entre nous sommes utilisateurs de Skype par dépit, nos correspondants n'ayant pas GTalk ou FaceTime, ou parce que les services d'appels de numéros externes tel Google Voice n'existent pas en France.
Outre sa médiocre interface, qui fait que l'on cherche désespérément dans les fenêtres et les menus pour des fonctions courantes peu usitées, le modèle économique de Skype est depuis l'origine discutable. Il repose sur des infrastructures de transport lourdement sollicitées, payées par d'autres (en partie par les clients, c'est normal, mais par les autres acteurs de l'Internet, cela l'est moins).
Dans le monde réel, les routes sont gratuites, financées par les impôts pour un usage "normal", mais quand une entreprise, par exemple de BTP, fait passer en permanence, le temps d'un chantier, de lourds chargements sur la route, elle supporte les frais additionnels de son entretien.
Il est déjà limite qu'une telle situation perdure, mais lorsque les usages vont demander le très haut débit que ni Skype, ni vraisemblablement Microsoft, n'auront les moyens de financer, une question intéressante va se poser. Rappellera-t-on les 8 milliards du rachat pour l'entretien de la voirie?

ps) A souligner également, l'agacement que provoque chez beaucoup d'entre nous le fait d'être sans cesse revendus, voir ce billet de 2005).

lundi, mai 09, 2011

iPhone 4 16G blanc - Le dernier?

Depuis quelques jours, je suis l'heureux (!) possesseur de mon deuxième iPhone 16G blanc (le premier, c'est ici). J'ai attendu patiemment le blanc, car un livre à marges noires gène mes lectures.
La première prise en main fût décevante. Etonnamment lourd, anguleux (contrairement aux rondeurs de son prédécesseur), plus épais que l'édition noire (0,2mm, mais pour nous autres ridiculement puristes et collectionneurs, c'est trop) et une batterie qui n'avait pas tenu quelques twitts, une vidéo et l'écoute de la radio du matin. J'allais écrire que l'iPhone 4 me rappelait le Macintosh II qui m'avait décidé à quitter Apple, tant il n'avait rien à voir avec le design d'un Macintosh digne de ce nom.
Dès le lendemain, j'étais décidé à le rendre. Pour enfoncer le clou, M., oui M., me décrivit son retour à l'iPhone GS, tout en m'apprenant heureusement comment tuer les activités gourmandes laissées ouvertes par le multitâche. Puis, sans que j'y prenne gare, mon besoin de photo plus haute définition, de vidéo et de montage, d'expérimentations d'applications comme Goggles voix et vidéo, de boussole pour l'orientation dans Paris, prit le dessus.
J'ai bien fait de temporiser. Aujourd'hui, j'ai au moins une certitude, tant que Sony Ericsson et Samsung ne la bousculent pas trop. Je crois que l'iPhone 4 dont on peut relever des questionnements de design pour un téléphone mobile, est de fait une formidable tablette de main. Et si j'étais Steve Jobs, je changerais sa dénomination, pour éviter la comparaison avec les autres smartphones: IPad mini, caméripad, Ipodphone,...
Mais je ne suis pas Steve Jobs.

jeudi, mai 05, 2011

Enluminé numérique - Même sort que ses aïeux?

Pas un jour sans que l'on nous montre un enluminé numérique (torsion de vidéos au doigt, scrolling multi direction, etc...), sur un dispositif à 600 euros, d'une autonomie de 4 heures, et d'un coût de production hors de proportion avec celui du livre, obligeant à bien anticiper le modèle économique adhoc. Passées les premières minutes, ponctuées des arguments d'un démonstrateur qui avoue quelquefois n'avoir pas encore lu un ouvrage de ce type jusqu'au bout et préférer le papier, l'œuvre est oubliée, seules les prouesses techniques restent.

Serions-nous revenus aux grandes heures de l'enluminé, terrassé en 1501, après une courte période de répit post bulle imprimeur de 1482 pendant laquelle des nouveaux venus avaient tenté en vain de faire fortune, par de vrais auteurs utilisant avec grâce de petits caractères en corps 12 (toujours les meilleurs pour lire) et quelques fers Alde de couverture?
Serait-ce un retour vers le futur de la belle époque des CD-ROMs et des vidéodisques interactifs, où des créateurs multi média présentaient ce qu'ils anticipaient du nouveau livre? De la plaquette publicitaire, de la presse, du magazine, peut-être, mais du livre ou de l'encyclopédie, cela n'a pas pris.

Et pourquoi tant d'efforts, alors que le Web, les studios Pixar ou Nintendo savent faire aussi bien voire plus spectaculaire, avec des formats spécialement conçus, des modèles économiques éprouvés?

Alors, l'enluminé numérique connaîtra-t-il le sort de ses aïeux?

Peut-être non, si les nouvelles technologies permettent aux auteurs eux-mêmes d'en imaginer sur des dispositifs de main, vendus à des prix abordables, et que les scientifiques de la lecture nous démontrent que la fatigue visuelle est nulle, que la mémorisation est bonne, etc.; Peut-être non, si comme certains l'imaginent, nous revenons au théâtre antique, à la discussion, au geste, mais même alors, il semble bien que les fondements de la page stable, tracés sur un pan de grotte ou sur du sable, aient été indispensables; Peut-être non, si les auteurs qui affectionnent encore le stylo pour écrire, les artistes qui créent à la main, décident de se transformer en vidéastes, spécialistes de l'animation, ou en comédiens.

Beaucoup de si...

vendredi, avril 29, 2011

Albrecht Dürer et Google Art Project - Livre enrichi

J’ai rencontré Bellini, dit un jour Albrecht Dürer à Aldo Manuzio. Il se demandait comment je faisais pour peindre aussi précisément les cheveux. «Fais-moi don de l’un de tes pinceaux», me pria-t-il. Je lui proposai ceux que j’avais avec moi, le lot entier s’il voulait. Il refusa. «Non, pas ceux-là, me dit-il, tu en as certainement d’autres, avec des poils séparés, sinon comment pourrais-tu respecter un tel parallélisme dans la réalisation de tes arabesques ?» «Je n’en ai pas d’autres, lui répondis-je, regarde-moi faire, tu en auras la preuve.» Je m’exécutai et lui montrai, avec un seul de mes pinceaux comment je m’y prenais.
Le résultat, enrichissement incomparable pour un livre HTML5, sur Google Art Project.

mercredi, avril 27, 2011

Sony S2, Nintendo DS, OLPC, iPad, Sony S1 - Quel support pour le livre transmédia?

Avec 400 000 exemplaires vendus la première semaine aux Etats-Unis, la nouvelle console Nintendo 3DS est le support d'édition transmédia le plus répandu (140 millions d'exemplaires en circulation), le plus commode, le plus performant: format des contenus spécialement conçu pour l'interactif, les capteurs, le réseau et le double écran (passif pour la lecture, actif pour manipuler des cartes, des données, etc.); architecture de communication locale sociale, tellement éloignée des complexes modèles de l'Internet; objet de poche culturel dédié et d'un prix abordable, ce qui le rend utilisable par le plus grand nombre, à tout âge, partout; double tactile et écriture; et désormais 3D sans lunettes. Et voilà qu'arrive la toute nouvelle tablette deux écrans Sony, la S2.
Un autre support dans la même veine, plus orienté enseignement, est l'OLPC, dont on devrait voir sortir en milieu d'année une évolution notable, le xo 1.75. Architecture réseau de proximité analogue à la Nintendo, format mixant données/programme idéal pour partager des activités, une petite révolution dans la conceptualisation et l'accès au savoir. Son avantage est la technologie de l'écran, plus propice à la lecture profonde et à la mémorisation, mais il est plus encombrant, et son mode de distribution le réserve aux pays en voie de développement.
Et l'iPad2? Bien entendu, c'est LA tablette pour de nombreux usages, mais pour l'édition enrichie, elle souffre de sa taille, de son poids et de son coût, d'un manque de formats de nouvelle génération, obligeant à développer des applications pour tirer partie de fonctions caméra, réseau ou des capteurs, d'une réalité couteau suisse qui n'est pas le propre du livre, et d'un mode de diffusion des contenus restreint par le constructeur. Elle sied mieux aux magazines de presse ou de marque, et aux enluminés numériques. (L'iPhone et l'iPod Touch sont trop petits, trop personnels et précieux pour des éditions enrichies de masse). La tablette S1 de Sony semble plus orientée média, avec sa technologie de communication directe avec la TV HD. Nous en reparlerons, mais consulter un livre en famille tellement simple. Déjà en 2003, le principe de transmission entre les deux dispositifs était démontré.
En attendant que l'encre électronique connaisse des améliorations substantielles de gestion de la couleur et de vitesse d'affichage, les conclusions aujourd'hui sont les mêmes qu'une étude menée il y a quatre ans pour le compte d'un grand éditeur de bandes dessinées: la console Nintendo DS, désormais la tablette S2 de Sony, et l'OLPC sont les supports de choix pour l'édition transmédia.

lundi, mars 21, 2011

Jean d'Ormesson et le livre électronique

Qu'allait bien pouvoir dire Jean d'Ormesson sur le livre électronique, lui qui se suffit du seul crayon, n'a ni mobile, ni Internet, ni même de montre? L'entendre sur le sujet, en ce dimanche matin du Salon du Livre, vaut le déplacement.
Avec les Editions Garnier (dont le président, Philippe Sylvestre, intervient dans le débat), il s'apprête à lancer la version numérique des ouvrages classiques dont il recommande la lecture et dont il s'est vendu plus d'un million et demi d'exemplaires depuis le premier volume le 12 mars 2009. Ce ne sera pas une pâle imitation de la version papier. Elle intègrera interviews, extraits lus, contenus transversaux (récits de voyage, déclarations d'amour,...), œuvres expliquées.
Voici quelques morceaux choisis de l'intervention de Jean d'Ormesson:
"Je suis convaincu que l'avenir du livre est au numérique", en guise d'introduction.
"Naturellement, cela va influencer la littérature, comme le cinéma l'a fait. Un jour, le roman va disparaître, comme l'ode ou les tragédies ont disparu. On sent d'ailleurs un essoufflement du roman, il est en train de passer la main".
"Je ne vois pas trop de risques pour le livre, d'autant qu'on aimera sans doute en posséder des formes classiques, mais pour la presse, oui".
Aussi, une phrase de Woody Allen qu'il reprend à son compte pour couronner le tout:
"L'avenir est la seule chose qui m'intéresse, car c'est là que je vais passer le reste de ma vie".
Enfin, à la question de savoir si, digital native, il aurait été écrivain ou plutôt conteur sur l'Internet, il mentionne Chateaubriand, qui avait mieux que quiconque compris le nouvel ordre du temps des modernes, et répond: "On écrit des choses différentes, on essaye de faire du nouveau, le monde bascule".
Jean d'Ormesson n'a pas encore vécu l'expérience du support numérique, il ne sait pas que l'alchimie du livre électronique n'est pas encore aboutie, qu'elle permettra aussi de revisiter ou ré inventer sa conception, qu'elle comportera des possibilités extraordinaires de traitement des textes et contenus. Mais quelle leçon! Preuve s'il en est qu'auteurs et éditeurs prennent la mesure de la révolution de l'imprimé que nous vivons.
Suivre Bruno Rives sur Twitter...

vendredi, janvier 21, 2011

App Store Apple, le cap des 10 milliards

A l'instar d'iTunes en février 2010, le compteur tourne sur la page de l'App Store Apple à une vitesse qui donne le vertige (plus de 500 apps par seconde à l'écriture de ce billet). Bientôt, le 10 milliardième client se verra récompensé de 10 000 dollars en bons d'achat.

samedi, décembre 18, 2010

Body Browser, par Google - Merveilleux

C'est presque sans commentaires, si ce n'est qu'il faut disposer de versions à jour des navigateurs. Toutes les informations nécessaires se trouvent ici et ici.

lundi, novembre 01, 2010

MacBook Air 11" Apple, Vaio de Sony, le prochain sera le bon...

Une page de mon informatique personnelle se tourne. Depuis quelques jours, j'ai une machine sans disque dur.
C'est un MacBook Air 11", ordinateur digne de ce nom. Démarrage complet en 15 secondes, silence total. La consommation est si limitée que le ventilateur ne se met pas en route (y en a-t-il seulement un?). Sur mon précédent Air, la seule utilisation de Photoshop ou de contenus Flash un peu lourds le déclenchait. Disparu aussi le DVD système, remplacé par une clé USB dont le design est plus proche de l'univers de l'art que de l'informatique.
J'ai eu le premier vrai portable Macintosh, le PowerBook 100, alors sous-traité à Sony. Son VAIO de catégorie équivalente conserve des avantages: le poids (870 grammes contre 1030), la coque brevetée à base de carbone. Mais l'Air fait désormais la différence sur bien des points: l'OS et son alchimie avec le hardware, la finesse, la batterie maison, l'aluminium diffuseur de chaleur, l'osmose iPod/iPhone, Mobile Me,...
Le prochain MacBook Air sera sans doute le bon, mais quel plaisir en attendant.

Quelques articles que j'ai "commis" sur le sujet:
Steve Jobs et Sony, une longue histoire...
Back to the future - MacBook Air
MacOSX? Windows? Et pourquoi pas les deux?