
Il est toujours difficile de savoir si les produits japonais sont de véritables activités ou bien l'occasion de tester des marchés, des modèles économiques, ou des interfaces. Ainsi l'Aibo, vendu à prix coutant, a servi à tester le comportement des humains face à un robot pour mettre au point des composants apprenants et communicants pour des produits électroniques grand public, appareils photo, téléviseurs, etc. Je me souviens d'eVilla, du même Sony, lancé en juin 2001. Il partait d'un constat simple: se connecter à l'Internet, ouvrir des boites de messagerie, accéder à des services comme la radio ou la vidéo numérique, tout cela était trop compliqué. L'idée était de livrer un produit totalement pré configuré, adresses de courrier électronique comprises, "plug and play". Un petit bijou pour 499 dollars, que Sony retira du marché deux mois plus tard en remboursant les clients.
Alors, méthodologie marketing, mauvais design, ou produit trop en avance sur son temps? Quelqu'un doit bien savoir...