jeudi, novembre 06, 2014

Les robots du Docteur Minoru ASADA, de l’Université d’Osaka

A l'occasion de Rencontres Tebaldo sur les robots de nouvelle génération organisées par la Ville d'Osaka, il y a quelques années, nous avons eu la chance de rencontrer le Docteur Minoru Asada, professeur à l’Université d’Osaka. Sa conviction est que pour bien conceptualiser les systèmes de communication et intégrer au mieux les humanoïds, il faut que leur apparence, mais encore plus leur texture, leurs expressions, leurs sens et "langage du corps", soient le plus proche possible des nôtres. Cette vidéo, assez étonnante, illustre bien son approche:

lundi, mars 10, 2014

La bataille des OS pour mobile, objets connectés, wearables, TV et robotique

Avec les ruptures d'usages et de modèles économiques provoqués par le mobile, les objets connectés, les wearables et la robotique de nouvelle génération, la bataille des OS a commencé.
Il y a 20 ans, les acteurs asiatiques avaient décidé pour les dispositifs légers de s’affranchir de la lourdeur et du prix élevé de licence des plates-formes telles que Windows ou Symbian. Ils allaient mettre au point en commun un OS concurrent évolué et utiliser en attendant les micro linux.
Puis ce fût la déferlante des smartphones, d’iOS et d’Androïd, que les HTC, Sony, Samsung et autres Wiko ou Archos n’eurent d’autres choix que d’intégrer au plus vite pour proposer des produits compétitifs. De ce fait, ils souscrirent aux modèles marketing et économiques de Google.
Désormais, les dimensions sont tout autres: c’est le système de paiement et d’authentification, de commerce et de publicité, demain de production, de santé, et de documentation, etc., qui dépend de l’OS. Il oriente immanquablement tout humain et toute machine vers le nouveau barbare qui le contrôle. Une telle dépendance n’est pas possible, d'autant plus que les "petits" OS viennent empiéter sur les grands, voir le Chromebook.
Aussi Amazon a-t-elle pris les devants, en n’utilisant que les couches open source d’Android pour des dispositifs relativement simples, et en développant son « Mojito » pour ses tablettes Kindle Fire. Alibaba avec Aliyun OS, Samsung avec Tizen pour ses wearables et bientôt pour d’autres dispositifs comme les objets connectés, lui ont emboité le pas; Facebook se cantonne à une sur couche propriétaire, mais ce ne sera sans doute pas suffisant.
La bataille des OS est engagée, elle s’annonce fulgurante et d’une portée oh combien plus importante que celle de CP/M, Unix, MacOS et Windows en son temps. Elle va de pair avec celle des IDs, quel enjeu pour les marques!

lundi, août 12, 2013

Kirobo et stratégie robotique japonaise

Il y a plus de vingt ans, le Japon affirmait les axes stratégiques de son industrie de robotique apprenante et intelligente: espace, santé, et assistance en cas de catastrophe naturelle. Si de nombreuses plates-formes répondent aux derniers points, auxquels on peut ajouter le transport/robot, futur de l'automobile, le premier, l'espace, semblait en suspend. Avec Kirobo, premier humanoïde basé sur l'émotion envoyé dans la Station spatiale internationale en attente de l'astronaute Koichi Wakata, preuve est faite que le sujet reste d'actualité.

mercredi, mai 08, 2013

Robotique de nouvelle génération, intelligence ambiante

Préparer les enseignes de demain, accueillir et renseigner tous les publics (atypiques, multilingues, multi culturels), observer les comportements des consommateurs ou des visiteurs des musées, des chercheurs et lecteurs des bibliothèques, voilà quelques enjeux de la robotique de nouvelle génération.
Au moment où le gouvernement français annonce le 3e plan autisme et après ¨France Robots Initatives", annoncé par le ministre du redressement productif, la robotique de nouvelle génération est le sujet des prochaines Rencontres que Tebaldo organise avec l'Agence Bug, à Paris, le 6 juin prochain.
Programme et formulaire d'inscription...

jeudi, avril 04, 2013

Commerce, mobile, et O2O

"Après ceux de la connaissance et de la communication, l'univers du commerce vit une mutation fondamentale.
L'informatique a déjà transformé le back office, le web a pris une part significative des transactions, c'est désormais l'acte d'achat qui profite des nouvelles technologies et de leurs pratiques contextuelles, géo localisées, personnalisées, et en réseau, avec un dispositif de prédilection, le mobile, et bientôt aussi la smart TV."
L'article complet ici...

dimanche, mars 17, 2013

Plan robotique, Japon, investissement et priorités

Depuis plus de vingt ans, le monde s'organise pour relever l'un des défis majeurs de l'humanité, le développement harmonieux de la robotique pour des applications aussi variées que la santé, l'accès et la diffusion du savoir, la conquête de l'espace, l'assistance aux personnes âgées ou en difficulté notamment lors de catastrophes naturelles, l'information sur les produits et les marques, le divertissement.
Certaines des disciplines à maîtriser sont analogues à nos domaines de connaissance, comme la parole ou l'émotion, d'autres sont à inventer comme l'ergonomie ou le langage des robots entre eux ou avec des humains.
Ces vastes champs d'exploration nécessitent des compétences multiples et un brassage de culture universel permettant de dépasser les limites des sociétés humaines et de leurs organisations. Demain, un robot français devra comprendre un homologue japonais qu'il n'a jamais rencontré.
Quelle que soit sa taille, une entreprise seule ne peut maîtriser toutes les dimensions de santé publique, juridiques, technologiques, économiques, informationnelles du développement et de la mise sur le marché de tels systèmes, ou en mesurer les impacts.
Le Japon a ainsi très tôt mis en place un réseau structuré d'industriels, de chercheurs, de juristes, d'organismes gouvernementaux et régionaux, sans lequel rien n'eut été possible. Des preuves de concept, telle celle que Lirobia développe en France, permettent aux décideurs de s'informer, d'expérimenter, et de partager l'ensemble des indicateurs d'une telle révolution.
Au moment où la France devrait annoncer son plan robotique longuement muri, de telles approches sont indispensables pour bénéficier du retour d'expérience et des compétences des meilleurs, fixer les priorités, optimiser les investissements, et identifier les bonnes filières et talents.

mardi, mars 12, 2013

Robotique de nouvelle génération - Intelligence ambiante

Pour mesurer l'impact des innovations de rupture, une bonne méthodologie repose sur des preuves de concept et des flux d'étude et de communication temps réel. C'est la base des expérimentations et labos conçus par l'observatoire Tebaldo.
Dans le domaine de la robotique de nouvelle génération et de l'intelligence ambiante (bouleversement sociétal et opportunités sans précédents), nous ne trouvions pas de plate-forme pour des non-spécialistes, à même de faire naitre les idées, de déterminer des usages, de spécifier des activités.
Suite à des rencontres formidables et à la collaboration de grands experts, nous avons décidé d'en concevoir une, prémices de futurs produits. L'ambition nécessitait d'en faire une structure dédiée. Voir aussi son blog.

dimanche, janvier 06, 2013

Ruptures 2013 annoncées...

En ce début d'année, quelques ruptures se précisent dans le monde du numérique:

- La smart TV arrive, provoquant des chocs frontaux éditoriaux, marketing, économiques sans précédents dans l'une des premières industries électroniques, stable depuis l'invention de la télévision. Fabricants de dispositifs, opérateurs de communication, producteurs et diffuseurs de contenus, régies publicitaires, etc., doivent revoir ou inventer de nouveaux modèles, face à de grands et petits barbares qui ont déjà pris position.

- Un pas de plus vers la fin du Web, les apps et les capteurs sont plus commodes que les navigateurs pour accéder à l'internet sur assistants personnels (consoles de poche, smart phones, tablettes rétro éclairées ou à base de papier électronique), et sur smart TV (demain en papier peint re inscriptible). Les sites web classiques deviennent optionnels. Place aux flux.

- Après une phase d'usage limité ou spectaculaire, la réalité augmentée, par des technologies avancées de reconnaissance contextuelle d'objets et l'interprétation de situations complexes, touche des marchés beaucoup plus larges et universels: le commerce, l'art, le livre, l'accès aux informations de toute nature sur les lieux et les produits. Ainsi la stratégie de fond de l'établissement du lien réel virtuel s'étend, imposant aux entreprises et aux organisations de revisiter les éléments fondamentaux de leur marque.

- Le papier électronique croit en taille, en flexibilité, en possibilité d'annotation et de travail collaboratif. Après la petite étiquette et le livre à l'état brut, c'est à la fois le monde global de l'imprimé (documentation technique et scientifique, signalétique, etc.), et celui des petits écrans plus légers et lisibles (montre, téléphone), qui vont être impactés.

- La robotique de nouvelle génération et l'intelligence ambiante, au cœur du numérique de demain, sont les bases d'innombrables usages allant de l'industrie à l'assistance personnelle et la médiation, apportant au passage des outils fantastiques pour les empêchés et les atypiques que nous sommes tous à un moment ou à un autre. 2013 voit l'émergence de nouveaux modèles combinant des approches trans disciplinaires.

Encore une belle année qui s'annonce...

lundi, octobre 29, 2012

Assistants personnels, intelligence ambiante et fin du web

Les assistants personnels (consoles de poche, smart phones, tablettes rétro éclairées ou à base de papier électronique), précipitent la fin du web et permettent l'émergence de nouveaux modèles économiques, marketing, techniques, et éditoriaux.
La TV haute définition, connectée (aujourd'hui classique, demain en papier peint re inscriptible), est indissociable de ce mouvement. Elle va devenir une pièce maitresse à la maison et dans les lieux publics, comme dispositif d'affichage et d'interaction à plusieurs, révolutionnant au passage l'écran devant lequel se tenaient, passifs, les téléspectateurs et visiteurs.

Dans cette mouvance, bon nombre de constructeurs tentent d'encapsuler les contenus et les applications dans les navigateurs Internet, avec les contraintes du web. Mais les interfaces sont incohérentes, quelquefois incompatibles (commande-S provoque-t-il la sauvegarde du doc contenu dans un message? du message? de la page Internet de messagerie?). Pire. Dans un contexte d'intelligence ambiante, avec des impératifs d'aller à l'essentiel, en entrée comme en sortie, les contorsions sont trop fortes. Et si le fournisseur du navigateur contrôle au passage les statistiques, les modèles publicitaires ou marketing, la distribution des contenus ou leur filtrage, les marques n'y trouvent plus leur compte et tentent de s'en affranchir.

Ainsi, les assistants personnels soulèvent-ils la problématique du contrôle des recettes publicitaires et de la marge sur les applications et contenus diffusés. Auparavant assez facile (des coupures publicitaires gérées par les chaines, produits pour les marques par des agences et relais identifiés), le modèle s'est extrêmement complexifié. Dans le cas d'Apple, par exemple: régie iAD imposée, des apps TV ou Youtube (régie Google) contenant des pub iAD ou des liens Adwords et des recettes pour les chaines, ou des émissions visionnées dans un navigateur Safari ou Chrome qui ont leur propre modèle économique, etc.

Nous présenterons ces enjeux et débattrons de l'impact pour les marques lors des 3e Rencontres Bug Lab, le mardi 11 décembre prochain à Paris.
Programme et modalités d'inscription...

vendredi, août 24, 2012

Marque et innovation de rupture

Les innovations de rupture transforment en profondeur les modèles économiques, marketing, organisationnels, et relationnels des entreprises et de leurs porte-paroles. La marque doit se réinventer.
Conçue à l'origine pour être vue d'une distance raisonnable par des humains, appliquée à des produits dont la qualité était évidente, elle est désormais interprétée par des machines qui la décodent pêle-mêle aussi bien pour d'autres dispositifs que pour les collaborateurs, consommateurs, relais d'opinions, chasseurs d'enjeux et partenaires, concurrents; de très près à très loin, dans toutes les langues, tous les contextes, en mode synchrone ou asynchrone. Cela change tout: identité, design, packaging, merchandising, formulation et transmission de son ambition, de ses missions, de ses attributs.
La démarche s'inverse grâce à des nouvelles techniques: au lieu d'affirmer ses valeurs, la marque peut les exprimer en fonction des attentes de ses cibles. Elle peut aussi s'adapter à ce bouleversement qu'est le passage du cycle "création, production, communication" à celui de "communication, création, production".
Et pour exister, elle doit avoir préparé le terrain numérique.
Ainsi, à la fois outils, messages, et territoires de communication, les innovations de rupture nécessitent une approche spécifique, temps réel, pour étudier leurs impacts et adapter en permanence les flux aux nouveaux dispositifs et techniques qui émergent.
Pour accompagner la marque dans cette transformation radicale, au lieu d'études et de groupes de réflexion, limités et mal adaptés aux environnements mouvants, le plus efficace est de disposer de preuves de concept, de scénarios, d'ateliers et de conférences, soutenus par un cercle vertueux de communication et d'attraction interne et public, alimentant la pensée et faisant naitre les idées.
L'observatoire Tebaldo intègre cette méthodologie unique dans les projets qu'il accompagne, à l'instar de Bug Lab, laboratoire expérimental autour de la marque, qu'il a créé et accompagne pour l'agence Bug. Ses 2e Rencontres sur le sujet auront lieu le 2 octobre prochain, à Paris.
Programme préliminaire...

dimanche, août 05, 2012

Réalité augmentée, art, créativité - Lyon

Du 13 septembre au 20 octobre prochain à Lyon, dans le cadre de l'exposition qui lui est consacrée par la Galerie 33, l'artiste plasticienne Régine Gaud présentera une série limitée associant papier classique et réalité augmentée.
Ces œuvres sont produites en collaboration avec Galarno à l'aide de techniques intégrées par Tebaldo et Œuf Carré pour les réalisations Box et Paper Toy des Cahiers Intempestifs.
Christine Géhin, qui par ailleurs associe artistes et technologie à une approche originale de créativité, organisera le 21 septembre, à partir de 14h30, un atelier sur l'innovation et l'art, faisant suite à ceux de Perpignan et Berlin: papier électronique, réalité augmentée, intelligence ambiante...
Galerie 33Régine GaudGalarnoLibrecréativitéPaper Toy, Œuf Carré

lundi, mai 21, 2012

Rakuten, Apple, Amazon, Google - La bataille des IDs

Confier sa carte de crédit à une marque est chose rare, et traduit la confiance que l'on peut lui accorder. C'est ce que beaucoup d'entre nous ont fait avec Apple, Amazon et Google plus récemment. Dans une moindre mesure avec Skype, le montant étant limité et l'achat réservé aux seules unités de téléphone, ou avec Paypal, encore très lié aux systèmes bancaires.
Sans ID pour les compagnies de train, d'avion, banque, ou magasins préférés, il faut utiliser une carte de crédit, et passer par de fastidieuses et répétitives saisies d'informations et de préférences.
L'enjeu est colossal, car les groupes qui maitrisent ce moyen unique d'identification, d'authentification, de transaction en un clic, peuvent vendre ce qu'ils veulent, dans des boutiques réelles comme virtuelles (quelquefois les deux combinées, voir Apple), qu'elles soient les leurs ou celles de partenaires (Google et Wallmart), et dans le monde entier. Des boutiques colossales, de plusieurs dizaines, voire de centaines de millions de clients, se sont ainsi constituées. Dernier en date, le Japonais Rakuten, déjà investisseur dans Buy.com, Priceminister, et Kobo (le catalogue de poche), vient d'injecter 100 millions de dollars dans Pinterest, le réseau de partage, promoteur de produits par tacite recommandation. La stratégie est claire: faire exploser son nombre d'IDs déjà de 80 millions pour le seul Japon.
Demain, comme c'est le cas aujourd'hui pour les cartes, nous n'aurons pas 36 IDs. Cinq, tout au plus, pour acheter et vendre n'importe quel bien ou service. Tout l'enjeu des marques est d'en proposer un ou de faire partie des réseaux de celles qui en fournissent. Et pour cela, il faut que tout soit parfait, de la confiance inspirée aux systèmes réels et virtuels, infaillibles, de gestion et d'assistance en nuage. La bataille des IDs ne fait que commencer. Facebook (Instagram) et son milliard de clients, LinkedIn et Twitter devraient être les nouveaux entrants.

dimanche, mai 13, 2012

Une robe de Régine Gaud faite de 300 billets de train

Grâce aux nouveaux médias, cette œuvre de Régine Gaud, "Billets doux", faite de 300 billets de train, voyage dans le monde entier. La voici, accompagnée par un texte original de Christophe Eloy et Etienne Magnin:


Attention, attention au départ... Billets douuuuuuux ! Billets doux, billets doux, billets doux, billets doux, billets doux.

Billets d’où ? Billets de chaque jour, billets pour partout. S’avance une robe voyage, une robe de 300 billets, une robe de 300 morceaux de vie trouée, aérée, allégée, compostée. 300 départs pour les rencontres, pour le travail, ou pour les rendez-vous.

Prends gare, voyageuse, prends garde : quand tu achètes un billet de train, tu ne fais pas n’importe quoi. D‘abord, de ce voyage attendu, tu t’en-robes de plaisir.

Puis, dans ce petit carton de visible gris, tu compostes de l’invisible, trouant ton billet d’avenir et de dentelles du temps. Tu changes un petit morceau des choses contre la peau du monde. Tu changes de décor, tu changes d’encore, tu quittes le même pour de l’ailleurs. Tu changes ton intérieur, ton inertie, pour du mouvement, pour l’extérieur.

Tu vas et viens, tu vires. Tu vas du dedans au dehors.

Toutéductiltoutéductiltoutéductiltoutéductiltoutéductil...

Tout voir sous l’angle de la ductilité, sur l’étirement plastique de ta vie. Le voyage t’épand, t’épand, t’épand, t’étend, t’étend, t’étire, t’étire, t’étire, te meut, te meut, te meut, te moud, te moud, te moud. T’épure, te pulse. Te tend vers des attentes informées, ou te laisse enfin vague sur des quais vacants. Vague, onde, fluidité, mouvement. Forme instable, changeante, forme signifiante. Porte, emporte ta robe-programme, signalétique du plein et du lié. Vas avec cette robe dire la saturation du sens et l’insatiabilité des sens. Va porter l’ennui des adieux et la fraîcheur des renouveaux. Épuise la logique de la raréfaction et celle du vide. Épouse la dialectique de l’échange.

Billets pour partout, billets de chaque jour.

Billets doux, billets doux, billets doux, billets doux, billets doux.

Texte à deux voix (ferrées) de Christophe Eloy et d’Etienne Magnin

Extraits de Tous les possibles (C. Eloy)
[...] Il y a ce réseau ferroviaire qui enserre la planète et vous aurez souvent l’impression que c’est sur votre crâne qu’il vient poser ses griffes.
Ces pensées qui sillonnent, sans jamais un instant de répit, l’immense réseau de votre cerveau.
Vous penserez souvent à cette correspondance : les trains comme les pensées repassent sur les mêmes voies aux mêmes heures.
***
Vous filerez à Pékin. Là-bas, vous vous préoccuperez aussitôt du retour. Vous demanderez donc un billet pour l’Estoque. Vous réitérerez votre demande jusqu’au moment ou un guichetier chinois avec un fort accent provençal vous proposera :
– Estaque-Ville ou Estaque-Plage ?
Tant que cette occurrence ne se sera pas produite, pas d’entourloupe, vous resterez sur place.

L’Artiste : Régine Gaud
Responsable technique : Marie-Anaïs Cailleaux
Texteurs, phraseurs et autres gribouilleurs : Christophe Eloy, Etienne Magnin
Modèle : Aurélia Bonaque-Ferrat
Idée de départ : Alain Snyers

mardi, mars 13, 2012

Stratégie de marque Apple - Nouvel iPad et Kleenex

La stratégie de marque d'Apple a toujours été un cas d'école. Alors que les concurrents lançaient des Rumeur chez LG, Curve et Storm chez RIM, Instinct et Cleo chez Samsung, Steve Jobs choisissait iPhone, qui est devenu ce que l'on sait. S'ensuivit l'iPad, décliné par des numéros, et désormais "le nouvel iPad", qui crée une dénomination inversée de la gamme. Dans le même temps, sortent des Eee Pad Transformer Prime chez Asus, Tablet P et S chez Sony, Galaxy Tab et Note chez Samsung, etc.
Grande crainte des communicants, l'effet Kleenex n'est pas non plus à redouter par Apple (il existe déjà, des clients demandant si l'iPhone est compatible avec un MacBook). "Le nouvel iPad", approche mnémonique qu'autorisent les nouveaux médias, amènera le consommateur directement au bon produit, grâce au jeu de l'indexation et de la notoriété de la marque.

mercredi, février 15, 2012

Sarkozy, Obama, Twitter et TF1

Nicolas Sarkozy ouvre aujourd'hui un compte Twitter avant même sa candidature. Lancé à 8h14, plus de 7000 followers s'y étaient inscrits à 9h00. Comme pour Barack Obama, l'utilisation des initiales NS signifierait qu'il écrit lui-même. Nous verrons bien.
Mais le plus symbolique n'est pas là: Twitter, créé en mars 2006, dame le pion, et avec 12 heures d'avance, à la plus ancienne chaine de télévision de France, TF1 (Radiovision-PTT), créée en 1935; et la majorité des "téléspectateurs" lisent sur leur mobile et non devant leur poste de télévision. Depuis Barack Obama (très actif aussi sur Google Plus...) et sa stratégie de micro-écoute de l'électeur, la communication politique s'est décidément trouvée un média de poids.

lundi, février 13, 2012

Innovations de rupture et PLM

Le Product Lifecycle Management (PLM) est profondément transformé par les nouveaux cycles de conception commercialisation et par des approches d'étude/consulting à base de preuves de concept. Il va l'être plus encore par la prise en compte, dans les gènes de tout produit, d'éléments numériques indispensables à sa commercialisation, son information, sa modification même, en fonction du contexte et de ses consommateurs. La suite ici...

mardi, janvier 31, 2012

Peugeot 208, réseaux sociaux, flux et marque

Peugeot a suivi une approche très innovante, basée sur les réseaux sociaux, dans la phase de conception et de lancement de son nouveau modèle 208. Les fans de la marque ont été mis très tôt en relation avec les designers, une communauté est sollicitée en permanence, et de tous ces échanges ressortent des mots-clés, ensuite achetés sur des services publicitaires comme ceux de Google. L'Internet permet ainsi de faciliter et d'accélérer un processus assez classique, et d'en augmenter la portée.
Mais on peut faire plus avec l'Internet et ses flux. Une autre approche est possible, indépendante de la marque, pour assurer le recueil d'avis et l'attraction de consommateurs et de relais d'opinion pour la plupart inconnus ou non encore touchés. Elle consiste à propager dans les bons territoires des sortes de phéromones virtuelles, dont les vecteurs et les ingrédients sont créés et modulés en fonction de leurs effets, et basés, non sur des messages conçus par l'émetteur (serait-ce après étude), mais par ceux dont on analyse en temps réel qu'ils fonctionnent sur les cibles et leurs tiers de confiance.
Pour en savoir plus sur cette méthodologie, ne pas hésiter à écrire à Bruno Rives, c'est son dada.

jeudi, janvier 19, 2012

Apple iBooks Author, iTunes U App

Time codes des passages significatifs de la Keynote Apple Education Event iBooks Author et iTunes App.



10:20 - iBooks2
11:17 - Démonstration: livre de biologie
12:40 - Animations
17:48 - QCMs dans l'ouvrage
19:44 - Conception automatique des fiches de notes
24:00 - Démonstration de iBooks Author (impressionnant!)
27:34 - Intégration de document Keynote
28:38 - Intégration de code widget, HTML5, Java
49:43 - iTunes U App - Gestion intégrée iTunes U/iBooks 2
55:30 - Liste des universités et écoles utilisant iTunes U

Une petite révolution du manuel scolaire et du livre...

mardi, janvier 17, 2012

Papertoys, réseau réel virtuel - Les Cahiers Intempestifs

Depuis le début des années 2000 le Japon a compris que l'un des enjeux majeurs du numérique allait être de relier le monde réel au monde virtuel. Regarder un produit et en connaitre immédiatement les composants; admirer une montagne et voir apparaitre en superposition une estampe qu'en a fait un artiste renommé, etc.
Pour ce faire, le code à barres 2D ou code QR imprimé sur une affiche, catalogue ou un emballage, ou sculpté dans le sol, permet par le truchement d'une simple caméra de faire apparaitre sur l'écran d'un ordinateur ou d'un mobile des compléments d'information.
Depuis quelques mois, au lieu de signes ou de puces intégrées aux objets, Google et certains robots intègrent comme critère de recherche l'image, laquelle, analysée et rapprochée de gigantesques bases de formes, donne accès à des informations complémentaires. Mais la difficulté vient des ressemblances, des erreurs d'interprétation. Un Soulage est plus difficile à identifier qu'un Rembrandt. Les sciences cognitives viennent à la rescousse, mais ne peuvent pas tout.
Aujourd'hui, par le biais de l'art, monde sans compromis, l'éditeur Les Cahiers Intempestifs joue avec ces concepts pour aller encore plus loin et associer des créations bien réelles et leur mise en réseau et animation par le truchement des techniques numériques. Ni code QR, ni signe particulier, ni œuvres ou produits hautement indexés. Un Papertoy est montré à une caméra, et des humeurs sont plaquées sur son visage (aléatoirement aujourd'hui, en suivant les émotions et l'intelligence ambiante demain).
L'objectif? Sans signe apparent, enrichir le monde réel des formidables possibilités et compléments du virtuel, et aussi l'inverse, pourquoi pas?
Consultation et trophée papertoy, c'est ici...

mardi, janvier 03, 2012

Tablette Sony S ou iPad d'Apple, et pourquoi pas les deux?

Dans la masse des concurrents de l'iPad, le modèle S de Sony provoque chez bon nombre d'entre nous l'effet Vaio. La magie opère, comme en 1998, quand l'ultra mobile nous attirait par son design (Sony avait conçu le vrai premier portable d'Apple, le Powerbook 100) et ses applications uniques. Un navigateur cross média, à la time capsule, permettait de voyager dans les contenus comme dans l'espace, ou encore le lecteur de Memory Stick intégré qui rendait transparent le passage d'une caméra à l'ordinateur, ou au mobile (au Japon); là où sur les autres systèmes, il fallait jongler ou ajouter des périphériques.
Aujourd'hui, ce sont certaines des promesses de 2003, lorsque fut démontré le premier prototype tablette de Sony, qui se concrétisent. Le modèle S intègre 17 applications maison, des fonctions de transfert direct wireless de photos et de vidéos vers une TV HD, l'échange de documents de machine à machine, la voix comme interface de recherche, accessible en permanence, des équipements spéciaux comme l'infra rouge pour piloter tout dans la maison, ou encore un lecteur de carte SD et un port USB. En mode veille, le voyant d'alimentation informe (batterie faible, messages et alertes push,...).
La tablette Sony apparait immédiatement comme un environnement de loisir culturel, d'accès aux flux réseau et de navigation Internet (dont les services Google) sans équivalent. Des talents nouveaux viennent modifier jusqu'au système d'exploitation Androïd open source, pour ajouter des fonctions essentielles.
Nous avons tous des centaines de livres, autrefois des encyclopédies, des classeurs juridiques, ou des dictionnaires, selon leur commodité immédiate, la richesse de leurs contenus, et leurs modalités d'accès à l'information; de multiples instruments de musique; jusqu'à des outils de jardin qui ont des fonctions bien spécifiques. Pourquoi n'aurions-nous pas plusieurs tablettes, dont certaines à base d'encre électronique, correspondant à des usages et des contextes différents?

Tablette Dash de Sony, quand on parle d'Apple...