vendredi, mai 19, 2017

Défaire une marque à l'heure du numérique, ou les colères de Steve Jobs...

Après-midi surréaliste dans un Apple Store.

Inscrit dans un atelier sur l'autisme, j'arrive dans une ambiance publique, musique à fond, qui dérangerait plus d'un neuro typique. C'est un atelier pour handicapé (!) donc autiste (les autistes apprécieront) sur l'accessibilité, ce qui intéresse forcément les autistes (il ne doit pas y avoir plus d'autistes avec des problèmes moteurs que chez les non autistes), les vendeurs s'embrouillent, le chef arrive, il a une montre Garmin (car il n'a pas touché encore sa montre Apple, moi je n'aurais rien mis au bras). Voyant que je vais partir, il me demande si j'ai d'autres points, je lui dis oui, l'arrêt d'iWeb sans nous avoir prévenu, ce sont mes clients qui m'ont dit que mes sites buggaient sur Android, il opine du chef, je lui demande "connaissez-vous iWeb? il me dit pas moi, mais quelqu'un doit connaitre. Le spécialiste arrive, me dit, tiens, vous n'avez pas d'iPhone, j'ai failli lui répondre, votre chef n'a pas d'Apple Watch, mais je m'en vais tranquillement, car cela ne servira à rien de lui répondre.
Bref, des trucs comme cela, j'en ai une longue liste, j'attends cet été d'être à Cupertino pour vérifier l'intérêt et la véracité de tout avant de mettre en ligne. Cela fera du bien à une marque avec qui on a tous grandit.

Quelques heures plus tard, je repasse à l'Apple store pour les rassurer, leur dire que j'ai eu la délicatesse de ne citer ni le lieu ni le chef, car je suis toujours soucieux des conséquences pour les vendeurs.
Et bing, au lieu de dire merci, re belote on tente de m'expliquer qu'une journée handicap donnée par des gens sans aucune compétence du domaine s'applique aussi aux autistes. Tout cela avec une arrogance stupéfiante.

Steve Jobs comprenait dans ces situations que la gangrène était déjà bien installée, se développait, qu'il fallait agir vite, amputer le maximum. Il paraissait alors colérique, imprévisible. On le serait à moins. Il aurait compris aussi qu'en une fraction de secondes, avec des retwitteurs à millions d'abonnés, une marque peut se défaire très vite, sur la planète entière, à l'heure du numérique.

J'en parle dans mon Steve Jobs à venir et aux Rencontres Tebaldo du 27 juin prochain.
À suivre à Cupertino...

vendredi, mai 12, 2017

Fanny Vielajus, papesse de la marque, et l'Institut du Lien

Avec Fanny Vielajus, nous avions initié en 2006 l'Institut du lien, convaincus tous les deux de la rupture qu'allait provoquer le numérique sur les marques et les liens qu'elles entretiennent avec leurs collaborateurs, leurs clients, leurs fournisseurs, leurs partenaires/concurrents, leurs actionnaires.

Fanny est une papesse de la marque. En 1997, responsable d'un projet de filiale de d'Omnicom/BBDO en charge d'évangéliser les grands clients sur le numérique, j'avais été bluffé par l'aisance avec laquelle elle créait une marque. Un crayon, des feuilles de papier, mais aussi un sémiologue, déjà. Je la suivais comme un apprenti, un compagnon.
J'ai retenu la leçon, du moins je l'espère, sinon elle rectifiera, gentiment, toujours: ambition, missions, valeurs, attributs, quatre feuillets essentiels, sans quoi rien n'est construit. J'ajoutais un cinquième, "compatible avec la machine", ayant été à bonne école chez Apple. Cela avait dû l'intriguer. Elle ne le savait pas, mais j'avais déjà failli vendre le business plan de ma structure Tebaldo, axé principalement sur la création d'univers sémantiques pour les marques, utilisés sur l'internet, et permettant d'analyser en temps réel l'attraction des cibles et la performance des messages.

Quelques années plus tard, en janvier 2006, sous sa gouverne, nous initiions l'Institut du Lien, dont la promesse existe toujours sur l'Internet, comme une déclaration gravée dans la pierre*. Tant que le réseau des réseaux existera, elle sera là, sous la forme d'un billet (poulet si vous voulez), du blog que nous avions ouvert à l'occasion. Lisez-le, c'est visionnaire. Fanny y avait attiré tout type de talents, une sorte d'académie, et nous passions tranquillement un soir par mois à phosphorer sur le sujet. Malheureusement, quelques membres ayant l'obsession de réunir nos fichiers clients pour faire de l'e-mailing, nous nous arrêtâmes là.

2017, 11 ans plus tard, la rupture est consommée, l'univers sémantique a remplacé le BrochureNet, les économètres les sondeurs, mais à de très rares exceptions près (Apple, Sony, DNP, Google,...), les entreprises et leurs agences continuent à communiquer pour les humains, le BrochureNet nouvelle génération, alors que plus de 60% de ce que produit la marque est décodé et retransmis à ses cibles par des machines.; alors qu'arrive l'ère où 100% le sera, et que les médias traditionnels et donc l'humain ne seront que des déclinaisons d'une forme numérique.
Et comme si cela ne suffisait pas, une rupture encore plus forte s'opère. Depuis qu'elle existe, la machine propose des interfaces simplifiées avec l'homme (clavier/souris/écran/imprimé). Elles migrent vers beaucoup plus sophistiquées: la voix, l'oeil, et l'ouie.
Les marques ne pourront plus se reposer sur l'intelligence du cerveau humain pour faire le tri et s'arranger de l'à peu près, ou de sa passivité pour gober tout ce qu'on lui montre, souvent à contre cœur, elles devront s'adapter à ces nouvelles et implacables contraintes.

C'est tout le sujet des prochaines Rencontres Tebaldo du 27 juin prochain matin à Paris, dont l'agenda sera communiqué dans quelques jours, sur le site de l'observatoire**, Twitter et les réseaux sociaux.

Passionnant, non?

* L'Institut du Lien
** L'observatoire Tebaldo

mercredi, mai 10, 2017

Objets connectés, agents, tablettes,... oui, mais pas pour les nourrissons!

A tous les grands-parents, parents et futurs parents !
À bannir impérativement, pour les nourrissons comme pour certains adultes, tout objet connecté, surtout 4g ou bluetooth/wi-fi, boxes, tablettes, mobiles, et toute électronique à proximité du cerveau (ou non suivant le niveau des ondes et le nombre de dispositifs).
Vu, chez le généraliste et dispatcheur des Urgences qui me suit, l'appareil idéal pour peser les bébés. Robuste, de durée de vie de plusieurs générations, simple comme bonjour, et pas un brin d'électronique ni d'ondes !
On les a faits, ce n'est pas pour les soumettre à des expériences de souris de laboratoire chez lesquelles le résultat est alarmant!

lundi, mai 08, 2017

Lectures Observatoire Tebaldo et Musuro

Si vous participez aux projets, Rencontres, et ateliers que j'ai le plaisir d'animer (notamment ceux en cours de l'Observatoire Tebaldo et ceux de Musuro), voici quelques lectures essentielles.
Vous devriez trouver des versions résumées et françaises. Sinon, dites-le nous, on se renseignera. J'ai donné en référence Googlebooks qui couvre la distribution dans tous les pays, si vous n'êtes pas en France.

Si vous prenez une version numérique, préférez le PDF nouvelle génération (avec éventuellement les annotations partageables), à l'ePub qui casse le livre et sa géographie, surtout si vous souffrez de troubles dysgraphiques ou apparentés.

Et voilà:
- La société de l'esprit, de Marvin Minsky
- Le cerveau magicien, de Roland Jouvent, Editions Odile Jacob
- One small step can change your life, Robert Maurer, éditions Workman
- Aldo Manuzio, passions et secrets d'un Vénitien de Génie, de Bruno Rives, des pistes et des clés pour le livre moderne (1501) et le futur du livre.

Bonne lecture et accrochez-vous, cela bouscule un peu:-), et pensez à commenter et nous faire part de vos avis.

lundi, avril 24, 2017

Ces derniers mois ont été consacrés à l’accompagnement marque, design, et R&D d’un projet de plate-forme robotique de nouvelle génération.
Il s’est conclu par une preuve de concept d’un compagnon cognitif, objet connecté, et de la création de l’interface homme machine correspondante.

Il a été suivi par l’étude et l’expérimentation de nouvelles technologies pour des applications industrielles et de production automobile (papier électronique, lunettes, et bracelets connectés,...), ainsi que de tests et recherches d’innovations de rupture pour les troubles autistiques, comportementaux, émotionnels, et moteurs associés.

jeudi, décembre 03, 2015

Sony, nouveaux modèles de l'Internet

De la création à la commercialisation de sa toute nouvelle montre FES, Sony démontre l'intégration des derniers modèles économiques et marketing de l'Internet: Une fausse marque ("Fashion Entertainment") qui fait son apparition lors d'une campagne de financement participatif l'année dernière, une plate-forme de crowdfunding réservée aux seuls produits du groupe et de ses filiales, un marketing viral axé technologie et art, le papier électronique répondant à l'exigence d'un produit pour la mode.

vendredi, juillet 03, 2015

Gap, NTT Docomo, Sony - QR code et expérience client

Le QR Code (Quick Response Code) a été inventé par Toyota en 1995 pour suivre les process de fabrication dans ses usines. Depuis le début des années 2000, grâce à NTT Docomo et Sony, il a été appliqué au commerce et au marketing. Il est utilisé depuis au Japon, en Corée, et en Chine, entre autres.
En France, il a été comme un effet de mode, promu par les agences de pub pendant quelques années, mais pas universellement adopté. C'est dommage. Ce matin, en essayant de déchiffrer une étiquette avec du texte en corps 4 (même le responsable du magasin peinait), je pensai qu'un petit QR Code analysé par mon smartphone, ma montre ou mon robot personnel, rendrait bien service, et pas qu'à moi. Pensons aux mal voyants, dyslexiques, étrangers, et toute personne souffrant de troubles cognitifs ou physiques (50% de la poulation!).
Vous avez dit expérience consommateur?

lundi, avril 20, 2015

NTT Docomo, Sony, Air France/KLM ou la vision long terme des groupes Japonais.

Singapour, 19 avril 2015.
En observant une femme d’un certain âge en pleine visiophonie depuis son mobile à l’aéroport de Singapour, je repense à la vision 2020 de NTT Docomo datant de 1995 et prévoyant que l’on rentrerait en communication visuelle avec ses proches sans fil, de n’importe où sur la planète. Cela arrive, sans que l’on s’en rende bien compte. En quelques étapes intuitives, cette utilisatrice salue tranquillement ses proches restés à Beijing, comme s’ils étaient réunis en virtuel, grâce à un écran haute définition et à des microphones et des caméras qui le sont tout autant. J’entends des rires d’enfant, qui passent rapidement saluer leur grand-mère.

Magie de l’Internet, des algorithmes de compression, des processeurs dont la puissance ne cesse de doubler de mois en mois pour des dispositifs électroniques abordables; aussi de l'avancée de l’aéroport de Singapour qui propose gratuitement du haut débit wi-fi stable à des milliers de passagers tous les jours, sans contrainte ni publicité.

Une fois la "réunion de famille" terminée, nous échangeons sur les liens qui unissent les étudiants Français et ceux de l’une de leur plus prestigieuse université. Elle comme moi suivons cette aventure multi culturelle depuis des années sur le réseau des réseaux.

Un peu plus tard, dans l’avion Air France/KLM qui me ramène en France, une prise de courant est à ma disposition en classe économique (au meilleur prix grace à un comparateur dans le nuage), et j’ai pu changer de siège en ligne au dernier moment; des dizaines de films et de morceaux de musique numériques me sont proposés. Tard dans la nuit, des échanges d’URLs ont lieu au hasard des rencontres sur les sites et approches médicales temps réel qui traitent de nutrition, de sport, de dermato, pour vivre en meilleure santé, et éviter cancers et autres Alzheimer.
Nous parlons aussi papier électronique pour alléger l’avion et diminuer ainsi la consommation de kérosène; pour faciliter et optimiser l’étiquetage des casiers; pour réduire les volumineuses documentations. Intéressantes réflexions des premiers concernés, les personnels de bord.

J’utilise en vol un livre particulier basée sur cette merveilleuse technologie. Il comporte mon plan d’action en partie partagé et une bibliothèque entière. Il a la même qualité de lecture profonde que l’imprimé classique. Sa liseuse intégrée évite que je gène ma voisine en allumant la lampe du plafonnier.
Sur un ultra portable, je mets à jour mon site internet, prépare quelques mails. Tout cela sera synchronisé et transféré automatiquement dès l’atterrissage, sans que je m’en soucie, comme si tout cela était naturel.

Les Japonais avaient raison dès le début des années 90. Des sociétés comme Sony proposaient leurs communiqués de presse en texte, image et films sur vidéodisque puis en flux RSS (désormais apps, sites, blogs, et microblogs) quand les débits devinrent suffisants. Ils nous faisaient partager leur enthousiasme et leur vision pour les 25 prochaines années. Ils ont guidés sur l’usage et le design la planète entière.

Il reste 5 années avant 2020. Continuons à leur faire confiance sur le papier électronique, la robotique cognitive et émotionnelle, et les technologies comme celles de l'intelligence ambiante qui feront que les personnes atypiques accèdent aux mêmes services que celles typiques.

jeudi, mars 05, 2015

Les robots du Docteur Minoru ASADA, de l’Université d’Osaka

A l'occasion de Rencontres Tebaldo sur les robots de nouvelle génération organisées par la Ville d'Osaka, il y a quelques années, nous avons eu la chance de rencontrer le Docteur Minoru Asada, professeur à l’Université d’Osaka. Sa conviction est que pour bien conceptualiser les systèmes de communication et intégrer au mieux les humanoïds, il faut que leur apparence, mais encore plus leur texture, leurs expressions, leurs sens et "langage du corps", soient le plus proche possible des nôtres. Cette vidéo, assez étonnante, illustre bien son approche:

lundi, mars 10, 2014

La bataille des OS pour mobile, objets connectés, wearables, TV et robotique

Avec les ruptures d'usages et de modèles économiques provoqués par le mobile, les objets connectés, les wearables et la robotique de nouvelle génération, la bataille des OS a commencé.
Il y a 20 ans, les acteurs asiatiques avaient décidé pour les dispositifs légers de s’affranchir de la lourdeur et du prix élevé de licence des plates-formes telles que Windows ou Symbian. Ils allaient mettre au point en commun un OS concurrent évolué et utiliser en attendant les micro linux.
Puis ce fût la déferlante des smartphones, d’iOS et d’Androïd, que les HTC, Sony, Samsung et autres Wiko ou Archos n’eurent d’autres choix que d’intégrer au plus vite pour proposer des produits compétitifs. De ce fait, ils souscrirent aux modèles marketing et économiques de Google.
Désormais, les dimensions sont tout autres: c’est le système de paiement et d’authentification, de commerce et de publicité, demain de production, de santé, et de documentation, etc., qui dépend de l’OS. Il oriente immanquablement tout humain et toute machine vers le nouveau barbare qui le contrôle. Une telle dépendance n’est pas possible, d'autant plus que les "petits" OS viennent empiéter sur les grands, voir le Chromebook.
Aussi Amazon a-t-elle pris les devants, en n’utilisant que les couches open source d’Android pour des dispositifs relativement simples, et en développant son « Mojito » pour ses tablettes Kindle Fire. Alibaba avec Aliyun OS, Samsung avec Tizen pour ses wearables et bientôt pour d’autres dispositifs comme les objets connectés, lui ont emboité le pas; Facebook se cantonne à une sur couche propriétaire, mais ce ne sera sans doute pas suffisant.
La bataille des OS est engagée, elle s’annonce fulgurante et d’une portée oh combien plus importante que celle de CP/M, Unix, MacOS et Windows en son temps. Elle va de pair avec celle des IDs, quel enjeu pour les marques!

lundi, août 12, 2013

Kirobo et stratégie robotique japonaise

Il y a plus de vingt ans, le Japon affirmait les axes stratégiques de son industrie de robotique apprenante et intelligente: espace, santé, et assistance en cas de catastrophe naturelle. Si de nombreuses plates-formes répondent aux derniers points, auxquels on peut ajouter le transport/robot, futur de l'automobile, le premier, l'espace, semblait en suspend. Avec Kirobo, premier humanoïde basé sur l'émotion envoyé dans la Station spatiale internationale en attente de l'astronaute Koichi Wakata, preuve est faite que le sujet reste d'actualité.

mercredi, mai 08, 2013

Robotique de nouvelle génération, intelligence ambiante

Préparer les enseignes de demain, accueillir et renseigner tous les publics (atypiques, multilingues, multi culturels), observer les comportements des consommateurs ou des visiteurs des musées, des chercheurs et lecteurs des bibliothèques, voilà quelques enjeux de la robotique de nouvelle génération.
Au moment où le gouvernement français annonce le 3e plan autisme et après ¨France Robots Initatives", annoncé par le ministre du redressement productif, la robotique de nouvelle génération est le sujet des prochaines Rencontres que Tebaldo organise avec l'Agence Bug, à Paris, le 6 juin prochain.
Programme et formulaire d'inscription...

jeudi, avril 04, 2013

Commerce, mobile, et O2O

"Après ceux de la connaissance et de la communication, l'univers du commerce vit une mutation fondamentale.
L'informatique a déjà transformé le back office, le web a pris une part significative des transactions, c'est désormais l'acte d'achat qui profite des nouvelles technologies et de leurs pratiques contextuelles, géo localisées, personnalisées, et en réseau, avec un dispositif de prédilection, le mobile, et bientôt aussi la smart TV."
L'article complet ici...

dimanche, mars 17, 2013

Plan robotique, Japon, investissement et priorités

Depuis plus de vingt ans, le monde s'organise pour relever l'un des défis majeurs de l'humanité, le développement harmonieux de la robotique pour des applications aussi variées que la santé, l'accès et la diffusion du savoir, la conquête de l'espace, l'assistance aux personnes âgées ou en difficulté notamment lors de catastrophes naturelles, l'information sur les produits et les marques, le divertissement.
Certaines des disciplines à maîtriser sont analogues à nos domaines de connaissance, comme la parole ou l'émotion, d'autres sont à inventer comme l'ergonomie ou le langage des robots entre eux ou avec des humains.
Ces vastes champs d'exploration nécessitent des compétences multiples et un brassage de culture universel permettant de dépasser les limites des sociétés humaines et de leurs organisations. Demain, un robot français devra comprendre un homologue japonais qu'il n'a jamais rencontré.
Quelle que soit sa taille, une entreprise seule ne peut maîtriser toutes les dimensions de santé publique, juridiques, technologiques, économiques, informationnelles du développement et de la mise sur le marché de tels systèmes, ou en mesurer les impacts.
Le Japon a ainsi très tôt mis en place un réseau structuré d'industriels, de chercheurs, de juristes, d'organismes gouvernementaux et régionaux, sans lequel rien n'eut été possible. Des preuves de concept, telle celle que Lirobia développe en France, permettent aux décideurs de s'informer, d'expérimenter, et de partager l'ensemble des indicateurs d'une telle révolution.
Au moment où la France devrait annoncer son plan robotique longuement muri, de telles approches sont indispensables pour bénéficier du retour d'expérience et des compétences des meilleurs, fixer les priorités, optimiser les investissements, et identifier les bonnes filières et talents.

mardi, mars 12, 2013

Robotique de nouvelle génération - Intelligence ambiante

Pour mesurer l'impact des innovations de rupture, une bonne méthodologie repose sur des preuves de concept et des flux d'étude et de communication temps réel. C'est la base des expérimentations et labos conçus par l'observatoire Tebaldo.
Dans le domaine de la robotique de nouvelle génération et de l'intelligence ambiante (bouleversement sociétal et opportunités sans précédents), nous ne trouvions pas de plate-forme pour des non-spécialistes, à même de faire naitre les idées, de déterminer des usages, de spécifier des activités.
Suite à des rencontres formidables et à la collaboration de grands experts, nous avons décidé d'en concevoir une, prémices de futurs produits. L'ambition nécessitait d'en faire une structure dédiée. Voir aussi son blog.

dimanche, janvier 06, 2013

Ruptures 2013 annoncées...

En ce début d'année, quelques ruptures se précisent dans le monde du numérique:

- La smart TV arrive, provoquant des chocs frontaux éditoriaux, marketing, économiques sans précédents dans l'une des premières industries électroniques, stable depuis l'invention de la télévision. Fabricants de dispositifs, opérateurs de communication, producteurs et diffuseurs de contenus, régies publicitaires, etc., doivent revoir ou inventer de nouveaux modèles, face à de grands et petits barbares qui ont déjà pris position.

- Un pas de plus vers la fin du Web, les apps et les capteurs sont plus commodes que les navigateurs pour accéder à l'internet sur assistants personnels (consoles de poche, smart phones, tablettes rétro éclairées ou à base de papier électronique), et sur smart TV (demain en papier peint re inscriptible). Les sites web classiques deviennent optionnels. Place aux flux.

- Après une phase d'usage limité ou spectaculaire, la réalité augmentée, par des technologies avancées de reconnaissance contextuelle d'objets et l'interprétation de situations complexes, touche des marchés beaucoup plus larges et universels: le commerce, l'art, le livre, l'accès aux informations de toute nature sur les lieux et les produits. Ainsi la stratégie de fond de l'établissement du lien réel virtuel s'étend, imposant aux entreprises et aux organisations de revisiter les éléments fondamentaux de leur marque.

- Le papier électronique croit en taille, en flexibilité, en possibilité d'annotation et de travail collaboratif. Après la petite étiquette et le livre à l'état brut, c'est à la fois le monde global de l'imprimé (documentation technique et scientifique, signalétique, etc.), et celui des petits écrans plus légers et lisibles (montre, téléphone), qui vont être impactés.

- La robotique de nouvelle génération et l'intelligence ambiante, au cœur du numérique de demain, sont les bases d'innombrables usages allant de l'industrie à l'assistance personnelle et la médiation, apportant au passage des outils fantastiques pour les empêchés et les atypiques que nous sommes tous à un moment ou à un autre. 2013 voit l'émergence de nouveaux modèles combinant des approches trans disciplinaires.

Encore une belle année qui s'annonce...

lundi, octobre 29, 2012

Assistants personnels, intelligence ambiante et fin du web

Les assistants personnels (consoles de poche, smart phones, tablettes rétro éclairées ou à base de papier électronique), précipitent la fin du web et permettent l'émergence de nouveaux modèles économiques, marketing, techniques, et éditoriaux.
La TV haute définition, connectée (aujourd'hui classique, demain en papier peint re inscriptible), est indissociable de ce mouvement. Elle va devenir une pièce maitresse à la maison et dans les lieux publics, comme dispositif d'affichage et d'interaction à plusieurs, révolutionnant au passage l'écran devant lequel se tenaient, passifs, les téléspectateurs et visiteurs.

Dans cette mouvance, bon nombre de constructeurs tentent d'encapsuler les contenus et les applications dans les navigateurs Internet, avec les contraintes du web. Mais les interfaces sont incohérentes, quelquefois incompatibles (commande-S provoque-t-il la sauvegarde du doc contenu dans un message? du message? de la page Internet de messagerie?). Pire. Dans un contexte d'intelligence ambiante, avec des impératifs d'aller à l'essentiel, en entrée comme en sortie, les contorsions sont trop fortes. Et si le fournisseur du navigateur contrôle au passage les statistiques, les modèles publicitaires ou marketing, la distribution des contenus ou leur filtrage, les marques n'y trouvent plus leur compte et tentent de s'en affranchir.

Ainsi, les assistants personnels soulèvent-ils la problématique du contrôle des recettes publicitaires et de la marge sur les applications et contenus diffusés. Auparavant assez facile (des coupures publicitaires gérées par les chaines, produits pour les marques par des agences et relais identifiés), le modèle s'est extrêmement complexifié. Dans le cas d'Apple, par exemple: régie iAD imposée, des apps TV ou Youtube (régie Google) contenant des pub iAD ou des liens Adwords et des recettes pour les chaines, ou des émissions visionnées dans un navigateur Safari ou Chrome qui ont leur propre modèle économique, etc.

Nous présenterons ces enjeux et débattrons de l'impact pour les marques lors des 3e Rencontres Bug Lab, le mardi 11 décembre prochain à Paris.
Programme et modalités d'inscription...

vendredi, août 24, 2012

Marque et innovation de rupture

Les innovations de rupture transforment en profondeur les modèles économiques, marketing, organisationnels, et relationnels des entreprises et de leurs porte-paroles. La marque doit se réinventer.
Conçue à l'origine pour être vue d'une distance raisonnable par des humains, appliquée à des produits dont la qualité était évidente, elle est désormais interprétée par des machines qui la décodent pêle-mêle aussi bien pour d'autres dispositifs que pour les collaborateurs, consommateurs, relais d'opinions, chasseurs d'enjeux et partenaires, concurrents; de très près à très loin, dans toutes les langues, tous les contextes, en mode synchrone ou asynchrone. Cela change tout: identité, design, packaging, merchandising, formulation et transmission de son ambition, de ses missions, de ses attributs.
La démarche s'inverse grâce à des nouvelles techniques: au lieu d'affirmer ses valeurs, la marque peut les exprimer en fonction des attentes de ses cibles. Elle peut aussi s'adapter à ce bouleversement qu'est le passage du cycle "création, production, communication" à celui de "communication, création, production".
Et pour exister, elle doit avoir préparé le terrain numérique.
Ainsi, à la fois outils, messages, et territoires de communication, les innovations de rupture nécessitent une approche spécifique, temps réel, pour étudier leurs impacts et adapter en permanence les flux aux nouveaux dispositifs et techniques qui émergent.
Pour accompagner la marque dans cette transformation radicale, au lieu d'études et de groupes de réflexion, limités et mal adaptés aux environnements mouvants, le plus efficace est de disposer de preuves de concept, de scénarios, d'ateliers et de conférences, soutenus par un cercle vertueux de communication et d'attraction interne et public, alimentant la pensée et faisant naitre les idées.
L'observatoire Tebaldo intègre cette méthodologie unique dans les projets qu'il accompagne, à l'instar de Bug Lab, laboratoire expérimental autour de la marque, qu'il a créé et accompagne pour l'agence Bug. Ses 2e Rencontres sur le sujet auront lieu le 2 octobre prochain, à Paris.
Programme préliminaire...

dimanche, août 05, 2012

Réalité augmentée, art, créativité - Lyon

Du 13 septembre au 20 octobre prochain à Lyon, dans le cadre de l'exposition qui lui est consacrée par la Galerie 33, l'artiste plasticienne Régine Gaud présentera une série limitée associant papier classique et réalité augmentée.
Ces œuvres sont produites en collaboration avec Galarno à l'aide de techniques intégrées par Tebaldo et Œuf Carré pour les réalisations Box et Paper Toy des Cahiers Intempestifs.
Christine Géhin, qui par ailleurs associe artistes et technologie à une approche originale de créativité, organisera le 21 septembre, à partir de 14h30, un atelier sur l'innovation et l'art, faisant suite à ceux de Perpignan et Berlin: papier électronique, réalité augmentée, intelligence ambiante...
Galerie 33Régine GaudGalarnoLibrecréativitéPaper Toy, Œuf Carré